Les animaux que l'on tue pour leur peau

Campagne fourrures PMAF
Derrière chaque manteau de fourrure se cache une énorme souffrance. 30 castors , 15 lynxs, 15 renards, 7 léopards, 6 phoques ou 40 ratons laveurs sont nécessaires pour fabriquer un seul manteau de fourrure.

 

Derrière chaque manteau de fourrure se cache une énorme souffrance. 30 castors , 15 lynxs, 15 renards, 7 léopards, 6 phoques ou 40 ratons laveurs sont nécessaires pour fabriquer un seul manteau de fourrure.

Les fourreurs tentent de se défendre en précisant que la plus grande partie des manteaux sont aujourd'hui réalisés avec des peaux qui proviennent d'animaux d'élevage. Il est vrai que les conditions dans lesquelles sont capturées les animaux sauvages à fourrure sont particulièrement ignobles, mais les sort des animaux à fourrure d'élevage n'est guère plus enviable.

En France, environ 90% des fourrures proviennent d'élevage. Il existe dans notre pays 40 élevages de vison qui produisent chaque année environ 500 000 peaux.

Savez-vous que 100 à 120 peaux de visons ou 100 peaux de chinchillas sont nécessaires pour faire un seul manteau de fourrure ?

Les visons et les renards qui sont élevés pour leur fourrures sont gardés dans des petites cages de grillage. En Finlande, un des plus gros pays producteurs d'animaux à fourrures, les cages pour les visons n'offrent que 1800 cm2 avec une hauteur de 38 cm de hauteur. Pour les renards, les cages mesurent 60 cm de largeur, 105 cm de longueur et 60 cm de hauteur.

Elever ces animaux dans des cages est particulièrement cruel : à l'état sauvage, les visons ont un territoire qui s'étend sur 1 à 4 km de long. Quant aux renards, leur territoires s'étend sur 900 à 6 000 hectares.

De plus, dans la nature, les visons vivent généralement dans des ruisseaux, des rivières ou des lacs. Ils passent 60% de leur temps dans l'eau. Ils ont d'ailleurs les pattes palmées. Dans leur cage, les visons ne peuvent bien évidemment pas nager. Ils souffrent également de la promiscuité. Ce sont des animaux solitaires et les élever les uns à côté des autres est source de stress.

Les renards, eux, souffrent beaucoup de leur détention du simple fait, par exemple, qu'ils ne peuvent pas creuser un terrier.

Dans les élevages, les animaux souffrent également des intempéries. Ils n'ont aucun moyen pour se protéger des vents d'hiver ou des fortes chaleur en été.

Du fait de leur conditions de détention, les animaux adoptent de nombreux comportements anormaux qui sont des indicateurs de leurs souffrances : ils s'auto mutilent, ils mâchouillent et finissent pas mordre leur propre queue ou les oreilles de leurs congénères, ils tuent leur progéniture etc.

Lorsqu'ils sont abattus, environ vers 7 mois pour les visons, on utilise des méthodes cruelles pour ne pas abîmer leur fourrure. Les visons sont tués avec du monoxyde de Carbone ou du dioxine de Carbone ou encore à l'aide d'une pince électrique que l'on place dans le rectum ou dans la gueule de l'animal. Parfois, les animaux sont tués par injection de poison ou tout simplement en leur brisant le cou.

Les furets, ratons laveurs, rats musqués et ragondins sont également élevés pour leur fourrure et connaissent le même sort.

Aux Pays-Bas, l'élevage des renards et des visons pour leur fourrure a été interdit à la suite des campagnes menées par les associations de défense des animaux. Il en est de même en Suisse pour les visons.

Les animaux sauvages qui sont capturés dans la nature pour leur fourrure sont généralement attrapés avec des pièges. Lorsqu'il s'agit de pièges à mâchoires, ils ont les pattes brisées et doivent attendre le passage du trappeur de longues heures voire un à plusieurs jours. Durant ce temps, ils ont faim, froid , peur et sont à la merci de prédateurs. Certains animaux pris au piège n'hésitent pas à s'auto mutiler pour se libérer du piège.

Ce que vous pouvez faire

N'achetez jamais de manteaux de fourrures. Refusez également les manteaux dont les bordures sont ornées par des morceaux de fourrures.

Essayez de convaincre votre entourage de ne jamais acheter de manteaux de fourrures.

Lorsque vous voyez une personnalité à la télévision ou dans un magazine qui porte un manteau de fourrures, écrivez lui pour lui faire connaître votre déception.